Nord-Kivu : Une nouvelle technique de fraude minière

Nord-Kivu :

Une nouvelle technique de fraude  minière

Des motards trafiquant entre Goma et Rubaya, dans le territoire de Masisi, sont accusés de faire  traverser les coltans dans les réservoirs de leurs  motos.

« Cette situation  a trop durée », témoigne un conducteur de  moto le 14-Juillet dernier,  lorsque deux d’entre eux ont été arrêtés  par les services de l’antifraude, secondés par la branche de l’armée commise à la barrière de Mubambiro, proche de Sake dans le territoire de Masisi.

Ces conducteurs motos, confirment malheureusement, qu’ils font régulièrement ces trafics illicites des coltans de Rubaya à Ndosho, quartier trop mouvementé à l’Ouest de Goma où ils stockent ces minerais de fraude dans des maisons des particuliers.

 

En voici La technique

La technique consiste à charger les minerais dans les réservoirs de leurs motos qu’ils remplacent par des bouteilles  en plastique de demi-litre qui, désormais contiennent le carburant, et peuvent effectuer 2 à 3 tours par jour. Selon ces motards, les minerais transportés de cette façon  viennent  se déverser et se stocker  à NDOSHO.

 

Cette technique vient s’ajouter aux autres, que les fraudeurs des minerais  ont développés, depuis des jours en province du Nord Kivu. Certains les faisaient traverser nuitamment à travers les eaux du Lac Kivu. D’autres  encore les mettaient dans les pneus des véhicules pour traverser les différentes barrières érigées le long des routes d’où s’exploitent les minerais…

 

D’autres minerais affectés

Deux autres motos en provenance de Sake chargées de « coltan microlite », appelé, « Mangano », exploités dans plusieurs sites de Masisi ont été appréhendés à la même barrière pendant la même période.

Chaque moto était chargée et transportait à peu près 15 kilogrammes de ces minerais  dans les réservoirs de leurs motos à essence d’une capacité de contenance de 10 litres. Curieusement, ces motos effectuent plusieurs rotations sur l’axe  Rubaya–Sake et/ou SAKE-Goma franchissant ainsi, la barrière de Mubambiro.

 

Pas de procès pour les minerais saisis

Le regret dans cette situation est que, les propriétaires de ces minerais ne sont pas connus nommément, car les motards refusent de livrer leurs identités aux services contrôleurs.

De cette manière, ils sont acheminés  aux bureaux des services des renseignements et   militaires qui se chargent de l’instruction de ces dossiers ; « Ce qui limite l’intervention de  l’autorité civile, qui se réserve de tous commentaires », s’est plaint un haut fonctionnaire  de l’administration minière en province.

Selon certaines sources, les procès verbaux de saisie ne sont pas élaborés à la barrière ou pendant l’arrestation ; les arrangements entre propriétaires de minerais  et   militaires se font à la hiérarchie de l’armée à Goma.

Les organisations de la société civile travaillant dans les mines demandent que le bureau des militaires collabore  avec la police de mines, qui devrait être basée à la barrière et gérer les dossiers en rapport avec le secteur minier.

Cosmas Mungazi

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