RDC: le manque de transparence du secteur minier pointé du doigt.

“RDC: le manque de transparence du secteur minier pointé du doigt..”

 Alors que la République démocratique du Congo tente d’arracher le titre de premier producteur de cuivre à la Zambie, et que le secteur extractif représente le véritable moteur économique du pays (avec plus d’une centaine de projets miniers sur le territoire), un nouveau rapport pointe du doigt le manque de transparence dans ce secteur en RDC.

Sur près d’une vingtaine de projets miniers, soixante-deux contrats, avenants ou annexes n’ont jamais été rendus publics par le Ministère des Mines, alors que la loi les y oblige.
Le manque de transparence des entreprises minières en RDC, voilà l’une des principales conclusions d’une étude sans précédent réalisée par l’organisation américaine, le centre Carter, et trois ONG congolaises pendant près d’un an.
L’impact sur l’environnement et la contribution au développement du pays sont les données les plus difficiles à obtenir selon ces ONG. La majorité des opérateurs ne distribuent par leur Etude d’impact - et ce malgré l’obligation dans le Code minier de le faire. Autre exemple : sur les 17 sociétés étudiées, seules 5 ont révélé leur contribution au développement local, une autre obligation légale. Enfin, selon cette étude il est quasiment impossible de connaitre l’identité ou les propriétaires des différentes sociétés minières, à moins de donner de l’argent aux tribunaux du commerce.
La transparence du secteur minier est devenue un enjeu central en RDC pour attirer les investisseurs, alors que le pays contient dans ses sols près de la moitié des réserves mondiales de cobalt.
En 2013, le pays s’était vu suspendre de l’Initiative pour la transparence des industries extractives avant de finalement réintégrer en juillet dernier cette organisation qui promeut la transparence des revenus miniers. Une situation toujours fragile selon le centre Carter qui pointe du doigt un certain nombre de défaillances. L’organisation appelle la RDC à renforcer son code minier pour obliger les entreprises à publier leurs études d’impact environnemental sur le site du ministère des Mines, mais aussi les rapports annuels d’activité des différentes sociétés.
Source : RFI
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